10 vraies astuces pour les blogueurs (de vin et au-delà)

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Bloguer, c’est facile ? Que dalle ! Il faut adopter puis suivre une ligne précise, et s’y tenir, si l’on veut durer au-delà de 11 billets (durée de vie moyenne du blogueur brouillon). Voici les 10 vrais commandements du blogueur vin. Du blogueur tout court. On touche au sens de la vie, là, ou pas loin… Dites merci au plombier (presque polonais) des blogs.

1 – Ne poste rien si tu n’as rien de nouveau à dire (sauf si ça fait déjà une douzaine de jours en creux, là il faut poster, n’importe quoi, vite !).

 

2 – Ne fais pas de blog sans avoir, au moins, un compte Twitter, un compte Facebook, un compte Google+… Et trop plein d’amis dessus. Ce seront tes lecteurs, pour l’essentiel.

 

3 – Rapproche-toi d’un maximum de cavistes : ils sont aux premières loges, découvreurs de pépites. Ils te mâcheront le boulot ! D’ailleurs, pour rappel, il ne faut pas abandonner son caviste pendant l’été… Sinon il (a)boit trop. Gare aussi à ne pas confondre caviste et bernard-l’hermite.

 

4 – N’oublie pas de dire régulièrement du mal de la loi Evin (digne des Talibans, de l’Iran, de Darth Vador). C’est LE marronnier du blogueur vin frenchy.

 

5 – Signe deux ou trois fois le Manifeste de Vin & Société (ça ne mange pas de pain).

 

6 – Mets régulièrement le feu aux poudres d’une polémique (dans un verre de vin). Débrouille-toi, les sujets de manquent pas : les vins hors de prix, les concours bidon, la grande distribution, Parker, les classements séculaires, les primeurs, le système déconnant des appellations, les vins naturels, les Chinois, les imposteurs, le bio, le soufre…

 

7 – Choisis ton camp ! Ou tes détracteurs le feront pour toi. Assume tes goûts. Et si tu es fichu d’aimer le vin largement, du vin nature au premier grand cul classé, marque quand même tes préférences. Assène de petites pichenettes (nettes) souvent. Les blogueurs bisounours n’intéressent pas longtemps. On boit comme on pense, banane. Tout est politique.

 

8 – Jamais de billet sponsorisé : d’abord ça risque de se voir et tu seras ridicule, ensuite tu vendras toujours ta blogâme© au rabais… Tu ne crois quand même pas qu’on va te payer lourd, dis ? Oh, t’es un baby blogueur, tu débarques ! (D’ailleurs, nota bene, le tarif sur Vindicateur c’est 5000 € HT.)

 

9 – Sois un minimum sexy. Mets de l’image, du son, de la vidéo, que ça bouge. Fais rêver, bordel. Sois comme Dirty Molière !

 

10 – Ah oui et pense à goûter quelques vins quand même. C’est bon, le vin.

 

 

Plombé par Antonin Iommi-Amunategui

Photo : Le nouvel Observateur

©Vindicateur, 07/2011