L’étiquette d’une bouteille de vin peut être considérée comme sa “carte d’identité”. Il contient des informations essentielles pour identifier et connaître la boisson que vous vous apprêtez à acheter et à boire. À cet égard, la législation européenne est intervenue pour protéger le consommateur, en développant une série de règles qui spécifient ce qui doit nécessairement être indiqué sur l’étiquette et ce qui peut être omis ou inclus à titre facultatif.

Indications obligatoires

Selon la réglementation européenne en vigueur, le consommateur de vin a le droit de connaître les caractéristiques et propriétés du vin qu’il entend consommer. Ces informations doivent être contenues dans un seul champ clairement visible, à savoir l’étiquette, qui peut être placé à l’avant ou, plus fréquemment, à l’arrière de la bouteille. Concrètement, il existe 7 indications indispensables et nécessaires qui doivent impérativement figurer sur l’étiquette: nom du vin, nom de l’embouteilleur, pays de production, teneur en alcool, quantité de vin contenue dans la bouteille, présence ou absence de sulfites et du lot.

1. Dénomination du vin

La dénomination du vin se réfère simplement au nom du vin contenu dans la bouteille, produit selon une discipline spécifique. Dans notre cas “Montepulciano d’Abruzzo”. Le caractère large et important avec lequel la dénomination est signalée n’est pas accidentel car la législation européenne exige un caractère double ou en tout cas supérieur à celui du siège du producteur ou de l’embouteilleur. Au lieu de cela, il est facultatif d’indiquer le nom inventé avec lequel l’entreprise identifie le vin: par exemple “Podere”.

Les dénominations du vin comprennent également les mentions DOCG, DOC ou IGT, qui doivent être déclarées soit sous forme étendue, soit sous forme d’initiales. Dans le cas, comme celui montré sur la photo, de DOCG ou DOC, il est également obligatoire de déclarer le millésime, ou l’année au cours de laquelle la vendange a été réalisée («2017»). Les vins mousseux, vins mousseux ou vins fortifiés DOC ou DOCG sont exclus de cette obligation.

2. Nom de l’embouteilleur

 

Une autre indication importante qui doit impérativement figurer sur l’étiquette concerne l’entreprise qui s’est occupée de la mise en bouteille du vin, dernier maillon de la chaîne de production. En plus du nom, l’emplacement de l’entreprise d’embouteillage doit également être indiqué. Dans notre cas, la société est “UMANI RONCHI” dont le siège est à “OSIMO – ITALIA”.

Le producteur et l’entreprise d’embouteillage ne coïncident pas toujours. Sur l’étiquette, il est obligatoire de n’indiquer que le second, tandis que le premier est facultatif. Cependant, il existe une exception: l’indication du producteur est obligatoire dans le cas des vins effervescents et des vins pétillants.

D’autres informations supplémentaires sur l’entreprise, telles que le site Web ci-dessus, sont facultatives.

3. Pays de production

Sur l’étiquette d’une bouteille de vin, l’indication du pays d’origine et de la production du vin ne peut pas manquer. Dans notre cas “PRODUIT EN ITALIE”. La langue dans laquelle cette formulation est rapportée doit nécessairement être celle du pays dans lequel le vin est produit, auquel une ou plusieurs traductions dans d’autres langues européennes peuvent alors être ajoutées, éventuellement.

4. Degré alcoolique

La teneur en alcool, qui doit être indiquée sur l’étiquette, indique le pourcentage d’alcool éthylique sur le volume total de la boisson, plus précisément les millilitres d’alcool présents dans 100 ml de vin. Cette valeur doit être indiquée sous la forme d’un pourcentage suivi de l’abréviation «vol» (voir ci-dessus «13% vol»).

5. Quantité de vin contenue dans la bouteille

La quantité de vin contenue dans une bouteille doit nécessairement être exprimée, tandis que la liberté est donnée sur la façon de l’exprimer: en litres, en centilitres ou en millilitres. La quantité doit être déclarée sous forme numérique accompagnée de l’abréviation de l’unité de mesure sans ponctuation. Dans notre exemple “750 ml”. Il est également obligatoire d’indiquer le symbole d’estimation, «e», qui certifie que le contenu de la bouteille est conforme aux critères d’estimation et se situe dans les limites de l’erreur négative tolérable (en d’autres termes, la quantité de vin contenue dans la bouteille peut varier de façon minimale dans certaines limites fixées par la loi).

6. Présence ou non de sulfites

Dans la production du vin, des substances qui favorisent sa conservation sont souvent ajoutées, comme les «sulfites», grâce à leurs propriétés antibactériennes et antioxydantes. Ces substances peuvent provoquer des allergies ou des intolérances, il faut donc noter leur présence.

En réalité, les sulfites sont naturellement produits lors de la fermentation du vin, il est donc impossible pour un vin de ne pas contenir même un petit pourcentage de cette substance. L’indication “CONTIENE SULFITES” est donc obligatoire dans les cas où ils ont été ajoutés volontairement et délibérément par le fabricant.

La législation européenne prévoit qu’une telle indication doit être formulée dans une langue facilement compréhensible par les consommateurs de tous les États membres de l’UE, car dans ce cas, des conséquences possibles sur leur santé sont en jeu. Ici, donc, explique les nombreuses traductions avec lesquelles le libellé “CONTIENT DES SULFITES” est souvent rapporté.

7. Lot

Le lot est un numéro prédéfini par l’embouteilleur qui regroupe toutes les bouteilles qui ont été remplies et conditionnées dans un laps de temps similaire et dans des conditions sensiblement identiques. En pratique, le lot est le code avec lequel tracer la bouteille de vin. Il s’agit d’une indication obligatoire, utile pour le consommateur pour signaler toute anomalie au flacon ou à son contenu. Grâce au numéro de lot, il est donc possible de tracer toutes les bouteilles qui peuvent avoir le même problème éventuel.

La législation européenne ne donne pas d’indications particulières sur la composition du lot, sauf qu’il doit s’agir d’un ensemble de caractères numériques et / ou alphabétiques, précédés des initiales «L», choisis, à la discrétion, par les personnes impliquées dans la production de vin ou sa mise en bouteille.

Autres indications

En plus des sept indications qui doivent figurer sur l’étiquette d’une bouteille de vin, il y en a d’autres qui peuvent être ajoutées à titre facultatif car le producteur ou l’entreprise d’embouteillage les juge utiles ou simplement pour donner une image exhaustive du consommateur. Dans notre cas, les indications facultatives suivantes sont données: «VARIÉTÉ», «VINIFICATION», «PREMIÈRE ANNÉE DE PRODUCTION» et «TEMPÉRATURE INITIALE DE SERVICE SUGGÉRÉE».

D’autres informations supplémentaires qui sont souvent incluses sur l’étiquette sont: «MÉTHODE DE STOCKAGE RECOMMANDÉE», «COMBINAISONS» et «CARACTÉRISTIQUES ORGANOLEPTIQUES».