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Politique - Économie - 17/01/13 Politique - Économie Les blogueurs, dans le vin, certains à tout le moins, c'est comme l'ultra-gauche (sic). On les diabolise un brin, on leur prête des intentions qu'ils n'ont pas. On caricature leurs idées en idéologies, on méprise leurs goûts bizarres, déviants. C'est bien pratique, pour éviter tout débat de fond, non ? Le plus étonnant, c'est que ces ultra-blogueurs, ces activistes problématiques, sont très minoritaires, y compris parmi les blogueurs : mais pourquoi alors drainent-ils tant d'attention ? La vérité sur l'ultra-blogosphère, attention, c'est ici.Politique - Économie Bruxelles vient d'adopter de nouvelles règles qui actent la naissance officielle du vin biologique en Europe (lequel n'existait pas officiellement avant cela, seuls les raisins pouvant jusqu'alors être certifiés AB). Désormais, la vinification est elle aussi réglementée, et le vin bio européen ''existe''. Mais le plus intéressant est peut-être ailleurs… Par un curieux phénomène de capillarité, cette réglementation accouchant du vin bio officiel, donne également naissance à son frangin affranchi : le vin naturel. En effet, cette nouvelle règlementation sur le vin bio n'étant pas satisfaisante pour de nombreux viticulteurs, qui la considèrent trop permissive au regard de la vinification, ils se voient automatiquement relégués dans une autre catégorie. Celle du vin naturel. Ah, il reste tout de même un léger détail à régler... Officialiser un label pour les vins naturels. Allô, Bruxelles ?Politique - Économie Espèce de détournement de Beaujolais Nouveau, la cuvée ''fucks@rkozy.com'' a déjà pas mal fait parler d'elle. Domaine inconnu (L'Astrolabe), vigneron idem (Pierre Pitiot), mais étiquette banzaï et, surtout, message accrocheur : fucks@rkozy. Fuck qui ? On se souvient du ''Vin de Merde'', ce vin du Languedoc qui avait cartonné, notamment dans les médias ; son auteur ironisant sur les aprioris négatifs pouvant exister autour des vins de la région… Mais, au-delà des messages potaches ou plus militants, la question qui compte sûrement, c'est : est-ce que le vin est bon ?Politique - Économie 20 000 € c'est la somme dont a besoin le vigneron ''Olivier B'' pour se relancer. Olivier B qui a fait des petits C, D, E sur Internet. Des douzaines de blogueurs, internautes, vignerons et amateurs de vin ont en effet relayé son message : j'arrête l'aventure, disait-il, c'est trop compliqué... Un soutien inédit a alors vu le jour, créant un précédent sur la capacité des blogs et forums consacrés au vin à influencer concrètement le réel des vignerons. Au-delà d'Olivier B, ce sera peut-être un tournant. Quant à ce dernier, il a besoin de 20 000 € pour envisager l'avenir sereinement. Alors, chèque ou liquide ?Politique - Économie Ce n’est même pas de la provoc, mais un constat objectif, fondé sur deux observations. La première, c'est que le prix moyen d'une bouteille vendue en France, notamment dans les circuits de la grande distribution (qui en constitue l'essentiel) varie, selon les enquêtes, de 2 à 4€. La seconde observation, c'est que 99% des vins sélectionnés par la totalité des guides, revues, blogs et sites Internet consacrés au vin ont des prix plus élevés… En clair, les vins que tous les prescripteurs – professionnels ou amateurs – jugent ''bon'' ne sont généralement pas ceux que les Français boivent. WTF ? dirait un anglophone.Politique - Économie Une question bateau appelle une réponse fleuve. Il y a bien un vin snob, un vin bourgeois, façon WASP : plutôt blanc, classique, riche – et c'est seulement un demi-cliché. C’est un vin qui vaut cher et s'adresse à une ''élite'', un vin qui porte de beaux costumes ou des jeans à 150 € avec des cravates invisibles, un vin dont on parle avec des mots chics et un peu creux. Vouloir circonscrire cette catégorie de vins au seul Bordelais, avec ses châteaux et ses crus classés classieux, serait d'ailleurs une erreur. Il y a, en fait, des vins de classe.Politique - Économie Le système des Appellations d'Origine Contrôlées (AOC) bat de l'aile ; il est critiqué, trop compliqué pour les uns, trop juge et partie, trop hiérarchisant à tort et à travers pour les autres. D'ailleurs, le système est en cours de réforme et d'harmonisation à la sauce européenne – mais une réforme que certains critiquent déjà, car elle uniformiserait, car coûteuse, elle viderait les poches des vignerons qui n'ont pas besoin de ça… AOC, AOP, peu importe, c'est le chaos – ou le K.O. ?
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