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Dégustations - 22/02/13 À 12H12

Vin orange, ce 4ème sexe du vin
Titre salement racoleur et à peu près sans rapport avec ce qui va suivre. C'est la faute à Sandrine, alias @SandG_. Sandrine, c'est la blogueuse la plus cool de Belgique. J'ai pas dit blogueur, parce que côté bonshommes, on a aussi Patrick Böttcher, qui est plutôt bonnard dans son genre. Mais je digresse. Sandrine, donc, a convoqué une assemblée de blogueurs pour causer vins oranges : ces vins issus de raisins blancs mais qui, suite à une longue macération pelliculaire, prennent une couleur orangée, et une aromatique foutrement singulière...

Récemment, par hasard, j'ai goûté ce vin italien : la cuvée Accamilla du domaine Camerlengo, à majorité de malvoisie (70%) bossée en macération pelliculaire, histoire de se paner la tronche de cette belle teinte orange, et choper des arômes inédits dans tout autre vin de couleur habituelle...

C'était bon, très sec, à part, détonnant (même si le savagnin orange de Stéphane Tissot garde mes faveurs).

Mais surtout, attention digression, ça se passait à L'Hédoniste. Ce restaurant où on dîne comme des rois à 50-60 euros par tête. Ce soir-là, j'ai plus pris mon pied à L'Hédoniste qu'à l'Arpège ou au Meurice… Non, vraiment, ce resto monte en puissance.

Le jeune chef Sébastien Dubrulle, 36 piges et demie, s'éclate dans des accords inattendus, tenus par une cuisson parfaite, où les saveurs et les textures s'entrechoquent comme des mots dans un texte surréaliste.

Et il est de plus en plus précis, le gaillard. Du coup, on est souvent saisi, estomaqué de l'estomac, padawané des papilles.

Les vins sont raccords : c'est la sélection du patron, Arthur Pétillault, qui touche bien sa bille. Il vise des vins pas trop classiques (entendre : pas trop chiants) mais droits dans leurs bottes. Avec quand même quelques dérapages contrôlés dans le délirant.

Hors le vin orange, on s'est par exemple régalé d'un vin de diablotin frisotant de François Blanchard (Touraine), d'un magnum de mâcon-chaintré de Valette, d'un bourgogne générique rouge de Guillot-Broux (qui calme 3-4 appellations plus prestigieuses sans sourciller) ou encore de L'Echalier, un chenin pas chenu.

L'Hédoniste, c'est pas donné non plus, hein, bien sûr. Parce qu'il y a du boulot, du beau produit, seulement quelques dizaines de couverts (pour un seul service le soir) et toute une équipe derrière.

Mais quitte à gutturâler de plaisir dans une ville où d’ailleurs tout est trop cher, il ne faut pas hésiter à passer à l'orange – pour arriver plus vite à l'Hédoniste.

 

L'Hédoniste

14, rue Léopold Bellan – 75002 Paris

Déjeuner : mardi au vendredi 12h30-14h

Dîner : mardi au jeudi 20h-22h15, vendredi et samedi 20h-23h

01 40 26 87 33 / reservation@lhedoniste.com

 

Billet réalisé dans le cadre des Vendredis du Vin, consacrés ce mois-ci aux vins oranges sous la présidence de Sandrine de la PinardotheK.

 

Antonin Iommi-Amunategui

Photo : le vin rital orange (avec une belle Espagnole déformée en arrière-plan)

©Vindicateur, 02/2013


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